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Happyness is an option you can choose
Le week-end d’Halloween 2009 restera un de mes préférés pendant encore des décennies je crois. Le seul problème est que j’en suis déjà nostalgique. Aujourd’hui le temps est gris, il pleut, il fait un putain de froid de canard et Kate est malade à son tour, elle peut rester sous les couvertures pendant que je dois m’occuper des courses et de régler plein de papiers à la banque et ailleurs. J’ai encore lâché un job parce que la vie est trop courte pour s’emmerder avec ça quand on ne s’y plaît pas ça ne convient pas et parce que je peux me le permettre, j’ai trimé des années pour mettre de l’argent de côté et faire face à ce genre de situations. Enfin, “ce genre de situations” a changé, à la base j’économisais pour notre Futur, avec des gosses et tout ça, puis quand on a appris qu’on ne pourrait pas en avoir (sortez pas vos mouchoirs, ce genre de trucs arrivent à plein de gens à chaque seconde) on a décidé qu’on en ferait bon usage pour se réaliser dans une vie qui nous plaît.

Je vais donc prendre soin de ma magnifique petite amie, mettre le chauffage un peu plus fort, lui préparer de bonnes soupes et des crêpes pour le goûter, en me dandinant sur les Bonzo Dog Doo-Dah Band. Et comme c’est ce qui la réconforte le plus, je vais organiser le divan du salon avec des couvertures et des oreillers pour faire une tente bien confortable.

Et on regardera The Ninth Configuration, de William Peter Blatty (l’auteur de L’exorciste, nouvelle qu’il a écrite pendant une année sabbatique après avoir gagné 10 000$ dans le quiz show de Groucho Marx), en faisant comme si le temps s’était arrêté à cet instant si précieux (on a du sirop d’érable véritable pour les crêpes). Je t’aime, Kate.
Action Philosophers and more

Je mets cette journée de maladie à profit pour me faire péter le cerveau de nouvelles choses à assimiler, c’est ma façon à moi de me guérir sans perdre mon temps.
Je lis donc quelques Action Philosophers recommandés par jm et je découvre par la même occasion Evil Twin Comics
J’écoute des podcasts historiques du site Le Flash d’Hérodote et je développe mon côté artistique avec La boîte à images où il y a notamment un article succulent sur la Duchesse moche. Je traîne aussi sur le site de l’Agence Eureka, bourré d’images vintage !
Tout ça mis à part je remplis des mouchoirs et des mouchoirs de morve, et Kate ne veut même plus m’embrasser tant que je n’irai pas mieux. Tomber malade avant le week-end c’est vraiment la merde.
Tony Hale, I like you !

La nouvelle série que je regarde assidûment (qui était à l’origine un court-métrage) s’intitle “Ctrl“, avec Tony Hale*, et elle est visible sur NBC. Si vous pouviez revenir dans le temps en renversant du Nestea sur votre clavier, vous en profiteriez, n’est-ce pas ?

Tony Hale joue également dans le film The informant!, réalisé par Steven Soderbergh (réalisateur de Che, Sex, lies and videotape, producteur de A scanner darkly) et dont une des affiches me fait bien rire, on dirait que Matt Damon est en plein orgasme. Le film compte aussi le génial Scott Bakula qui n’a pas pris une ride depuis Code Quantum. On se fait notre projection ce soir.
*Si son nom ne vous dit rien dans l’immédiat, sa tête, elle, ne vous est certainement pas inconnue. En effet, il a joué ou est apparu dans de nombreuses séries comme “Arrested Development“, “Chuck“, “The united stated of Tara“, “Sex and the city“, “The Sopranos“, …
Stop smiling Steve !

Quand j’étais plus jeune et que je regardais parfois Beverly Hills 90210, Steve Sanders (Ian Ziering de son vrai nom) était un de mes personnages les plus détestés. Je ne voyais vraiment pas ce qu’il apportait à la série, à part sa tête à claques que j’avais à chaque fois envie de démolir. Ce sourire préfabriqué, toujours identique, a même quelque chose de flippant, d’autant plus flippant que sa sale gueule ne bouge pas au fil des années.
Marié puis divorcé d’une playmate Playboy (Nikki Schieler Ziering), Ian Ziering n’a rien fait de très grand dans sa carrière et s’il pouvait juste rentrer dans un trou à plus de 2000km sous terre pour ne plus en ressortir, ça me conviendrait parfaitement.
Nina Reynolds was the one everybody wanted
Mais c’est moi qu’elle avait choisi. Nina Reynolds. Une espagnole en Erasmus, dont le père était anglais, 1m80, brune, des jambes de rêve et des yeux verts à se damner. Un sourire comme on n’en voit que dans les magazines. Quand je lui ai demandé pourquoi elle embrassait si bien elle m’avait répondu “C’est parce que je suis née bilingue”. Même si ça ne veut plus rien dire aujourd’hui, j’avais alors éclaté de rire, parce que j’avais bien bu et qu’elle était magnifique et avait envie de moi (elle me l’avait glissé à l’oreille en espagnol). C’était une époque tumultueuse entre Kate et moi, on se séparait aussi vite qu’on se remettait ensemble, en fait on s’aimait mais on voulait surtout profiter de l’aventure universitaire et de notre jeunesse. On savait qu’on se retrouvait plus tard sans doute, alors ça ne nous faisait pas si mal de se voir l’un l’autre sortir avec d’autres personnes. C’était d’ailleurs Kate qui m’avait présenté Nina, elles partageaient plusieurs cours et j’étais en plutôt mauvais état. Tous mes potes étudiaient ailleurs, Kate m’avait largué ainsi que la nouvelle copine que je m’étais retrouvé et mon kot avait été cambriolé. Nina a remis de l’ordre dans tout ça, Nina m’a rendu le sourire et la confiance, m’a laissé aussi une folie espagnole indélébile, un état permanent d’insouciance. Je pense l’avoir vraiment aimée, autant que Kate. Aujourd’hui nous apprenons qu’elle a eu un accident de voiture, en rentrant de vacances au Portugal. Son mari restera avec l’un des enfants tandis qu’elle est partie avec l’autre. Rien qu’imaginer son corps écrabouillé, j’ai envie de pleurer toutes les larmes de mon corps, d’affoner des litres de whisky et de vomir ensuite l’entièreté de mes tripes. Nina Reynolds. Putain.
And the drugs don’t work …
They just make you worse (The Verve)
Je me suis demandé en apprenant par la radio que Filip Nikolic (2Be3) était mort* s’il avait juste voulu faire un coup de pub avec un suicide manqué ou si c’était vraiment un accident. Franchement, depuis Michael Jackson c’est comme si l’overdose de médicaments était revenue à la mode, et puis avec le décès de Patrick Swayze c’est un peu comme si les stars devaient mourir pour à nouveau être adulées.
Est-ce que Filip a réalisé que s’il mourait il ne pouvait plus revenir ensuite pour profiter de cette nouvelle notoriété ? pas sûr …
Je trouve qu’il aurait dû continuer à s’épiler les sourcils, partir aux States et se faire engager comme jumeau diabolique de Nathan Scott (James Lafferty) dans One Tree Hill.
*16 septembre 2009
You were too young to appreciate
Kate s’approche de moi et me demande ce que je dessine, quand je lui réponds “Une autre alternative de la pochette Goo” je vois tout de suite à sa tête qu’elle n’a absolument aucune idée de ce que je lui raconte. Du coup, je me dois d’expliquer :

Goo est le nom d’un album de Sonic Youth sorti en juin 1990, mon premier Sonic Youth, quand j’avais 14 ans. La pochette m’avait beaucoup marqué parce que 1) c’était une des premières illustrations à partir de photo que je découvrais et appréciais et 2) elle représentait Maureen Hindley et David Smith, en route pour témoigner dans l’affaire des “Moors murders” (ce sont eux qui les ont dénoncés à la police). Je me souviens en avoir parlé avec un pote à l’école, on avait fait des recherches et découvert que la soeur de Maureen (Myra Hindley) et son mari (Ian Brady) avaient tué (et abusé de) 5 enfants âgés de 10 à 17 ans, dans la région de Manchester. Ils avaient vraiment les têtes de l’emploi et c’était plutôt une sinistre affaire mais pour notre âge les serial killers c’était un peu comme le cinéma et nous éprouvions une sorte de fascination morbide à en savoir plus sur le sujet. Aujourd’hui, le groupe The Twilight Sad rend hommage à cette pochette (en images et titre) pour un de leurs albums (“The Twilight Sad Killed My Parents And Hit The Road“). Comme les Twilight Sad font aussi des reprises des Smiths et de Joy Division, je les aime beaucoup.
Quelques clichés de l’affaire sur le site Timesonline
Un livre de Raymond Pettibon publié chez Phaidon
French theory
Ce matin le facteur a déposé dans notre boîte le petit paquet brun Amazon dans lequel se trouvait ma dernière commande : French theory de François Cusset.
Je m’y suis plongé tout de suite et n’en ressort la tête que de temps à autres, pour fumer une clope ou boire un coup. En résumé : Foucault, Derrida, Deleuze & Cie et les mutations de la vie intellectuelle aux Etats-Unis (sous-titre de couverture).
The first Buffy ever

Ce soir c’est pom-pom girls, vampires et ambiance early 90’s.
La plupart des fans de Buffy se croient omniscients mais ils ignorent quand même qu’avant d’être une série, Buffy a été un FILM. C’était en ‘92, fait par Franz Rubel Kuzui, ça s’appelle “Buffy, tueuse de vampires” mais le premier titre était (d’après Wikipedia) “Bichette la terreur“, je vous jure ! Dedans on va retrouver Kristy Swanson dans le rôle de Buffy, Donald Sutherland (Dirty Sexy Money), Luke Perry (Beverly Hills 90210), Hilary Swank, David Arquette, et même Ben Affleck en figuration. Bonne petite soirée de série B en perspective. Un nouveau remake semble prévu pour 2012 …
Fièvre à Columbus University (Higher learning) – John Singleton, 1995

Ce film, réalisé pa John Singleton en 1995, qui a tout de même dans son casting Jennifer Connelly, Tyra Banks, Laurence Fishburne, Ice Cube, Adam Goldberg, Omar Epps et Michael Rapaport (et une apparition de Gwyneth Paltrow) est l’envers du décor des teen-movies (entendez que ça tient plus du drame que de la comédie) et même si ce n’est pas un grand chef-d’oeuvre ça se laisse regarder quand il est 22h30 et que vous tombez dessus à la tv. Le générique a été réalisé par Saul Bass et son épouse Elaine, ce qui est quand même un gage de qualité pas merdique.
