vint4ge 1.0

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Archive for février 2010

Mad love and mathematics

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Dans une passe rangement nous décidons Kate et moi de nous rendre chez nos parents respectifs afin de les débarrasser de nos vieilles merdes pour les entasser dans notre grenier fraîchement vidé d’autres vieilles merdes laissées par les anciens habitants. Je retombe ainsi sur ma vieille VHS de Mad love (De l’amour à la folie) réalisé par Antonia Bird en 1995 et dans lequel jouent Drew Barrymore et Chris O’Donnell. Ce film est pour moi le premier qui a vraiment marqué le retour de Drew Barrymore au cinéma. Je sortais tout juste de l’adolescence et cette fille représentait mon idéal. Naturellement sexy, rebelle, un rien déjantée, n’ayant pas besoin de jouer un rôle parce qu’elle était déjà (et est toujours) réellement une fille hors-normes. Exceptionnelle. J’ai rêvé des dizaines de fois qu’on m’embrasse comme dans la scène ci-dessus, j’avais toujours voulu une fille comme ça, pour laquelle on ferait tout et n’importe quoi. Je me rends compte en me réveillant dans le divan, alors que l’aube pointe son nez et que l’écran balaye de la neige depuis la fin du film, que je l’ai trouvée, que ça devait être écrit, parce que Kate est exactement le genre de fille que je voulais, c’est ma Drew Barrymore à moi, mais en brune.

Dans les cartons ramenés, de vieux livres transmis par mon père sur les maths et la chimie, que je feuillette déjà puisqu’ils me serviront lors des cours particuliers que je vais dispenser à Matthieu, étudiant de cinquième, trois fin de journée par semaine. Bien sûr on parlera aussi musique et jeux vidéo puisque le gamin est un peu grunge et vintage. Je suis certain que mon joystick USB reçu avant-hier avec un émulateur Atari l’intéressera au plus haut point. Kate quant à elle compte refaire quelques horribles décorations-pompons pour notre soirée oldies de fin du mois. Je pense que ça aura un certain succès, la plupart d’entre nous ayant expressément oublié de notre enfance tout ce qui est aujourd’hui trop moche et trop ringard.

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Let’s be serious for a moment : à propos de l’identité nationale

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ÊTRE.
Par Norberto Chaves

L’identité nationale n’est rien d’autre qu’un ensemble de caractéristiques récurrentes, invariables et tenaces, transmises involontairement de génération en génération, et qui dépasse les frontières des classes. Une carte qui articule le « nous », dans le temps et dans l’espace.

Ces caractéristiques éclosent doucement, en silence. Puis elles s’épanouissent et se manifestent à travers des actions singulières et autonomes. Au fond, ce qui les caractérise, c’est moins leur singularité que leur autonomie.
L’identité ne demande pas la permission, car elle n’est pas volontaire, mais plutôt inévitable. Je suis, mais sans m’en rendre compte. Le « un » est universel.

Pour être, il faut se différencier. On est ce que l’autre n’est pas. Si les individus de certaines cultures primitives se contentaient de se dénommer « êtres humains », c’est très probablement parce qu’il leur suffisait de se savoir différents de la nature qui les entourait. Ils représentaient « une » culture, seulement une parmi d’autres, mais ils l’ignoraient. Ils étaient ainsi l’humanité. L’autre était la nature. Comme dans le jardin d’Eden. C’était rudimentaire. À l’origine, pour se rendre compte de notre singularité, il nous suffisait de nous comparer aux animaux. Mais pour être une nation, il faut d’autres nations. Pour que l’identité collective devienne une prise de conscience, nous avons besoin des autres. Fondamentalement, il nous faut nous opposer aux autres. Sans rival, nous ne sommes rien. C’est notre cas.

Les remous de la conscience

Les gestes spontanés de souveraineté qui nous définissent sont tôt ou tard récusés et remis en question par les autres : la paix est un oiseau d’un autre monde. Avec la contestation de cette légitimité, l’identité émerge et devient prise de conscience. Elle appelle des exigences, un programme d’action, une quête. La création d’un hymne national. « D’élève alors à la face du monde une nouvelle nation glorieuse. » Pour cela, il fallait d’abord « terrasser le lion ».

Celui qui écrase ou envahit le fait souvent au nom de quelque chose d’universel. Celui qui est envahi, à l’inverse, exige la reconnaissance de son individualité. Le nationalisme est essentiellement réactif, et il n’y a pas de mal à ça. C’est un mouvement naturel. Personne n’existe hors de l’opposition à un autre. Les pacifistes sont des gens sympathiques qui manquent de culture historique.

Les colonies, les anciennes colonies et les néo-colonies sont des laboratoires où se retissent en permanence les identités. Aucun pouvoir impérialiste ne s’interroge sur la sienne, trop occupé qu’il est par son travail de domination. Le dominateur doit toujours être un peu stupide, son pouvoir l’handicape. Confirmé dans son hégémonie, le puissant ne doute même pas. À vrai dire, il ne réfléchit pas, il se contente d’agir. Le dominé, en revanche, ne fait que douter. Il questionne son identité, car elle est menacée, et le bouleversement de ses certitudes n’est qu’une conséquence parmi d’autres.

Si la question se pose, c’est que quelque chose s’est effondré, une continuité, une unité, un tout. S’interroger sur son identité, c’est comme se baisser pour ramasser les tessons épars d’un discours fracturé. Et ce faisant, la conscience vacille et hésite. Elle échoue.

Elle recompose les morceaux dans le désordre. À croire qu’elle a été conçue pour se tromper. Dans sa précipitation, elle n’offre qu’une caricature de sa propre identité et la trahit tôt ou tard. Mais l’identité, retranchée hermétiquement dans l’ineffable, immunisée contre toute forme de dépréciation, persévère, coule comme une rivière souterraine et ressurgit dans d’involontaires actions réflexes. Les gestes, les paroles, derniers bastions de la nationalité.

Le puzzle

Collage, accumulation arbitraire de fragments décousus, d’origine et de sens inconnus, imposés comme naturels par la simple force de la répétition, catalogue chaotique assemblé selon le principe du hasard, l’identité n’est pas un discours articulé, mais plutôt une simple énumération, une liste et non un paragraphe. « La vidriera irrespetuosa de los cambalaches« 1.

Célèbre allégorie de scandale moral, elle devrait être relue de temps en temps comme une rigoureuse métaphore surréaliste de l’identité. C’est moins une catastrophe qu’une véritable image du chaos insurmontable de notre condition historique.

L’odeur du rôti flottant sur le repas kasher lui donne un certain goût de milonga (sorte de tango). La papille gustative, désorientée, permet à l’oreille d’entendre, de façon unique, la voix des sans voix. Et le but acclamé de Maradona devient la musique de fond des chutes d’Iguazú. Par-delà ce cambalache, on entend la répétition automatique, comme un répondeur téléphonique, de la mise en garde fatale de notre père fondateur : « Tu seras ce que tu dois être, sinon tu ne seras rien. »

1 Note de l’auteur : Vers du tango « Cambalache » (bric-à-brac, brocante), de Enrique Santos Discépolo, censuré sous les dictatures militaires. Les paroles dénoncent la corruption et l’impunité des années 1930 et restent étonnamment d’actualité.

Written by vint4ge

jeudi, 18 février 2010 at 4:43

A pure wednesday afternoon on the Net

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Written by vint4ge

mercredi, 17 février 2010 at 3:54

Batman et moi contre le chômage

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Pourquoi j’aime bien l’intérim ? Parce que parfois, on a besoin de faire rentrer un peu de sous dans les caisses sans pour autant s’embarrasser d’un vrai job. J’utilise le terme « embarrasser » parce que dans mon cas précis je vis d’économies et je n’ai pas le besoin ni l’envie d’avoir un emploi à temps complet en CDD ou CDI, toutefois je n’ai pas envie non plus de rester tranquillement au chômage comme certains et faire cracher la société pour ma fainéantise. L’intérim est alors pour moi la solution idéale. Je travaille de quelques semaines à quelques mois, dans des domaines variés qui ne sont pas toujours directement en lien avec mes diplômes, et ça me permet d’avoir des interactions sociales et de découvrir de nouveaux métiers tout en continuant à m’assumer financièrement. Cela me permet aussi d’ajouter des cordes à mon arc, en quelques sortes. Sans compter le fait que ce sont d’excellentes expériences humaines qui servent beaucoup ensuite à mieux comprendre les revendications de certains. Donc, pour les 3 semaines à venir je vais travailler épisodiquement sur un chantier en tant qu’assistant ardoisier, j’aurai ainsi accumuler un petit capital que je pourrai ensuite dépenser sans culpabilité dans ce que j’aurai envie. C’est ça mon système de fonctionnement actuel.
Pourquoi je n’aime pas le chômage (ou plutôt, ceux qui en profitent) ? Je me suis rendu compte en côtoyant des chômeurs lors de diverses formations que la plupart font TOUT pour rester au chômage, et profiter ainsi du système et des autres. Pendant que certains triment pour un salaire de misère, se lèvent à 6h du matin et rentrent crevés à 18h, eux restent au lit jusqu’à pas d’heure, font preuve de surconsommation (pour des jeux vidéo et autres conneries que les travailleurs ne peuvent même pas se permettre) et ne se soucient de rien étant donné que la communauté leur versera quand même leur argent en fin de mois. Je connais des types qui font ça depuis plus de 15 ans, et dernièrement j’ai juste eu envie de leur botter le cul en leur gueulant de s’assumer.
Je ne vois pas pourquoi une de nos voisines, mère de 2 enfants, célibataire, en proie à de grandes difficultés financières et qui habite dans un 2 pièces qu’elle paye 450€/mois, devrait se démerder pour survivre en faisant 2 jobs et des horaires inhumains pendant qu’un autre voisin de la rue à côté, diplômé d’une école d’arts, pourrait s’offrir le loisir de rester au chômage en occupant un logement social hyper spacieux pour seulement 150€/mois. Le parasite en question s’arrange pour rater tous les entretiens d’embauche auxquels il est convié, et il a donc ainsi la paix, payée par ses concitoyens, depuis 15 ans. Il a l’adsl, le dernier ordinateur à la pointe, BeTV avec tous les bouquets, une petite VW et des consoles PS3 et Xbox à revendre. Et il se vante d’avoir eu tout ça « grâce au chômage ». Honnêtement, moi, ce genre de personnes me donne juste envie de vomir.

L’image de Batman a été générée par Batman Comic Generator.

Written by vint4ge

lundi, 8 février 2010 at 11:19

Thank you mister Allina

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Curtis Allina s’en est allé le 15 décembre 2009 et je n’ai entendu personne en parler. Pourtant cet homme est pour moi une grande figure de la pop culture : les têtes de personnages et d’animaux sur les distributeurs de PEZ, c’est lui bordel ! Et tout le monde, TOUT LE MONDE, a déjà mangé des PEZ, apprécié en recevoir, a collectionné les distributeurs quand il était petit,… Et ingrats que vous êtes, vous n’en parlez même pas. Je suis profondément attristé par cette nouvelle moi. Les PEZ c’est en quelque sorte la monnaie d’échange de toute mon enfance : mes parents m’en donnaient pour me faire plaisir, des filles à l’école en déposaient dans mon sac à dos pour sortir avec moi, j’en échangeais contre des autocollants, … tout pouvait se résoudre avec les PEZ, comme aujourd’hui avec le pèse. Si un jour on va à San Francisco, un des arrêts obligatoires sera le Burlingame Museum of Pez Memorabilia. Pour me consoler je vais aller faire un tour dans le grenier de mes parents et voir combien de distributeurs je retrouve, même si j’ai plus de chances de retomber sur ma boîte en fer remplie de surprises Kinder.

Written by vint4ge

vendredi, 5 février 2010 at 10:35

For being two lovers, you need to be two

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Nos 50 cm de neige durant 4 jours d’affilée ont fini par se désagréger suite à de nombreuses averses. Il nous reste maintenant des mares d’eau un peu partout, et des tas de neige qui résistent encore juste pour nous faire chier. Juste pour tremper nos chaussures et le bas de nos pantalons, juste pour dire « C’est moi l’Hiver et je fais ce que je veux ».
Ma matinée a été très étrange, avec un petit joint habituel j’ai regardé Two lovers de James Gray et bien que Joachin Phoenix m’ait énervé depuis sa première apparition j’ai quand même regardé le film dans son entièreté. J’ai eu le sentiment de voir une mauvaise suite des aventures de Margot Tenenbaum, tant le personnage de Gwyneth Paltrow dans ce film est proche de celui qu’elle incarnait dans le film de Wes Anderson, mais en moins attirante. L’histoire est plutôt bateau et ne tient pas sur grand chose, le seul moment fort d’émotion que j’ai ressenti fut quand (*attention spoiler*) Gwyneth lui dit qu’elle ne l’accompagnerait pas à San Francisco. Bizarrement, je me suis retrouvé comme Joachin Phoenix à ce moment-là et j’ai eu exactement la même réaction que lui, les larmes me sont montées aux yeux instantanément et j’avais en moi un sentiment mêlé de colère et de profonde tristesse. Je ne pleurais pas, j’avais juste les larmes au bord des yeux, qui restaient là. La poitrine et la gorge serrées. En voyant ce moment de cinéma j’ai du revivre un de ces moments d’amour perdu d’adolescence, quand vous faites tout pour une fille, que vous préparez la soirée parfaite pendant des jours, que vous arrangez le coup avec vos parents, que vous faites des dépenses exagérées pour un bijou ou un cadeau, bref, quand vous vous donnez à 100% et qu’au dernier moment, à l’ultime moment, quand l’heure est là et que vous vous dites « dans 2 minutes elle sera près de moi », le téléphone sonne et elle annule tout. Même si l’excuse qu’elle vous donne n’est pas si mauvaise vous n’écoutez déjà plus, votre esprit s’effondre et va s’engouffrer dans une sorte de petit trou noir, et vous n’avez plus cette envie pressante ensuite de revoir la fille. La déception est là, et elle vous fait trop mal pour penser à quoi que ce soit d’autre sur le moment. Je pense maintenant, en y repensant des années après, que celui qui n’a pas ressenti ça au moins une fois dans sa vie (pas cette situation exactement, mais quelque chose de similaire) n’a sans doute jamais été amoureux. C’est aussi simple que ça. Et me souvenir de ce sentiment, et regarder en arrière et voir que Kate, elle, ne m’a jamais déçu comme ça, m’emplit d’une joie énorme, qui me donne envie pour elle de toujours me donner à 100%. Continuellement.

Et ça n’a rien à voir mais c’est aujourd’hui que j’ai découvert que Blythe Danner (Meet the parents, Meet the Fockers, The Last Kiss, …) était la mère de Gwyneth Paltrow.

Written by vint4ge

jeudi, 4 février 2010 at 1:52

Why some girls are cool while others are just bitches ?

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Il est particulièrement amusant et révélateur de comparer les réactions des filles quand on « ose » parler d’elles ou leur faire des remarques, ou répondre à leurs tweets (notamment vis-à-vis de ce qu’elles écrivent sur des sites accessibles à tous). En effet, certaines attrapent les piques au vol et nous les renvoient (ce qui constitue au final des interactions sociales plutôt sympathiques) alors que d’autres sont immédiatement sur la défensive et vous claquent sèchement la porte au nez (ce qui coupe alors toute interaction sociale).
Si je fais mon Chuck, je peux en déduire que c’est parce que les premières assument totalement le fait d’être des « personnalités* » de la blogosphère, ce qui inclut comme pour toute autre personnalité de devoir faire face à des critiques et à des détracteurs, et donc de jouer avec ça, d’y répondre, d’engager le dialogue, en gros. Alors que les secondes savent que, quelque part, ce qu’on leur reproche est vrai (exemple 1 / exemple 2), et comme elles manquent d’humour, ou de confiance en elles, ou de personnalité, ou d’intelligence (autre exemple), ou juste parce qu’elles ne sont pas « sympas » (ou cool, ou …) comme elles voudraient le faire croire, le seul moyen qu’elles trouvent pour dialoguer en retour est de vous bloquer sur Twitter et de vous ignorer. Ainsi, aucun de leur 500 à 1000 followers ne pourra plus voir l’image de son idole se craqueler sous les remarques pertinentes d’un illustre inconnu. Je trouve cela un peu dommage, étant donné que ces mêmes personnes ne se privent pas, elles, d’en démolir d’autres. Pourquoi alors ne pas jouer le jeu en double-sens ?
Pour conclure, je dirai « Pleaaase, pleaase, ladies, unblock me from your Twitter! ». Ha Ha, no, just kidding.

Vous remarquerez que je n’ai cité dans cet article aucun nom, de cette façon le sbire de ces dames sera peut-être plus clément envers moi et ne me coupera pas la tête tout de suite.

* J’entends par là qu’elles sont connues et reconnues de beaucoup de monde dans ce milieu

Written by vint4ge

mercredi, 3 février 2010 at 11:35

Publié dans blogosphere, pop culture

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