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Archive for the ‘contestation’ Category

The Voice Belgique : des talents qui ont du talent

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Habituellement ce genre d’émissions ne m’intéresse pas, c’est pas pour moi, pas ma came : trop commercial, avec des chansons de merde et des gens qui se croient déjà arrivés alors qu’ils ne sont personne. Mais pour une fois c’est différent. J’ai d’abord regardé parce que j’étais intrigué par la présence de BJ Scott dans le jury d’une telle émission, la connaissant pour son côté plus jazzy et son spectacle de reprises de Janis Joplin, ça m’étonnait qu’elle aille se fourrer dans un tel truc s’il n’y avait pas un peu de qualité derrière. Et la qualité, BJ en amène beaucoup. J’ai également continué à regarder non pas comme une série pour laquelle on se prend au jeu mais parce que plusieurs candidats m’ont plu et étonné, notamment Julie, Giusy, Renato et Juliane, qui reste ma préférée parce qu’il s’avère que par le plus pur des hasards, je m’étais retrouvé à des kilomètres de chez moi, au Festi’jam 2008 de Jamoigne et elle était sur scène avec son groupe de l’époque, Street Paradize. Déjà à ce moment on voyait que c’était elle le vrai talent, le bijou éclatant du groupe.

Aujourd’hui je continue de suivre l’émission pour voir s’ils feront gagner un vrai talent comme Juliane et pas un Simon, blondinet en culottes courtes totalement pathétique qui a commencé à chanter en écoutant Gregory Lemarchal (!!!). Juliane a toutefois commis l’erreur (selon moi) de choisir Quentin Mosimann plutôt que les Joshua comme coach. Elle aurait sans doute eu de bien meilleures chansons pour les lives avec Joshua et elle aurait pu évoluer beaucoup plus. La partie « je mixe derrière mes platines et on bouge comme des zigotos » lors de la dernière émission était pitoyable, et ça n’a en rien permis de montrer le talent des candidats de Quentin. Encore heureux qu’il se soit rattrappé en sauvant Juliane et non en faisant une fois de plus la charité à Luc, ce mec qui a autant de charisme qu’une Lada Samara et qui se permet de massacrer un morceau aussi culte que « Zombie » des Cranberries.

J’ai donc hâte de voir l’émission deux semaines plus loin et découvrir si Juliane va « enfin » casser la baraque et vider ses tripes sur scène, ou si elle va mollement se laisser dépasser par l’injustice d’une mauvaise chanson ou des goûts musicaux douteux du large public pré-pubère qui suit l’émission.

Ladies and gentlemen, let’s wait an see !

Et pour un aperçu différent sur Juliane, visitez donc sa page Youtube (j’adore la reprise de Lady Gaga).

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vendredi, 16 mars 2012 at 10:12

La RTBF info est nulle en orthographe

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Avec bien sûr la preuve en images

Bon, c’était le premier bilan, on sait désormais qu’il y a déjà eu 5 morts et environ 40 blessés dont des graves.

Je crois que j’ai eu le nez fin de ne pas m’acheter de places pour l’édition de cette année.

Après le massacre d’Utoya, on peut dire que la jeunesse est drôlement sacrifiée en cet été 2011.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé exactement mais ce 12 août j’ai eu 471 visiteurs sur le site.

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vendredi, 19 août 2011 at 8:00

Every teardrop is a waterfall=Ritmo de la noche+Born slippy

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Vraiment ça m’énerve beaucoup, à CHAQUE FOIS que j’entends la nouvelle chanson de Coldplay : « Every teardrop is a waterfall« , j’ai l’impression que c’est « Ritmo de la noche » avec un air de « Born slippy« . Putain les mecs, faites un effort ou reconnaissez vos influences !

Bande de branleurs/copieurs.

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mardi, 19 juillet 2011 at 10:54

Evene.fr, la fin d’une époque

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J’ai été très heureux de recevoir dans ma boîte il y a 3 jours des nouvelles de la charmante Tania Brimson. Souvenez-vous, c’est cette journaliste dont j’adore les articles et à qui j’avais consacré un petit post en juin 2009. Son mail m’a obligé à sortir de ma retraite (oui, j’essaye encore d’écrire un roman, ou du moins une grosse nouvelle) parce qu’il soulève en moi bien des questions. En effet, elle m’a annoncé que l’ensemble de la rédaction d’Evene a été licenciée au mois d’août. J’avais raté la triste nouvelle mais je m’en informe à présent et ne peux évidemment que déplorer la perte d’un portail culturel que j’appréciais énormément. Cela ne présage rien de bon, mais j’espère avoir l’occasion de relire Tania au plus vite !

Courage et bonne continuation à toute l’équipe.

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lundi, 27 septembre 2010 at 9:09

Vieux con nostalgique toi-même !

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C’est amusant mais quand je râlais pour dire que plus personne n’écrivait sur les blogs (ou ailleurs) depuis Twitter, on me traitait de vieux con nostalgique, qui ne savait pas évoluer avec son temps et blablabla, hors je serais bien curieux de voir ce que ces mêmes personnes diront aujourd’hui alors qu’Elixie a exactement la même réflexion !

Soyez réalistes les mecs, si Twitter a certains bons côtés, ce n’est encore qu’un moyen de plus pour nous rendre fainéants et abrutis, bientôt vous n’écrirez plus des posts (ou articles, appelez ça comme vous voulez) mais des inepties de 140 caractères maximum en écriture sms-like à la djeunz, avec des raccourcis foireux et tout le bordel. Moi je préférais grandement visiter quotidiennement (voir même plusieurs fois par jour) le site de bloggeurs que j’aimais lire, en m’allumant une clope, ma tasse de café à la main et avoir 5-10 minutes de lecture intéressante par site. Là au moins c’était bien. Défiler 50 fois la page pour essayer de lire toutes les bribes de gens sur Twitter c’est chiant, et souvent pas très relevé, et quasi tout le temps redondant.

GIMME BACK THE BLOGS OF 2002-2007 !

Written by vint4ge

mardi, 20 avril 2010 at 10:10

Let’s be serious for a moment : à propos de l’identité nationale

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ÊTRE.
Par Norberto Chaves

L’identité nationale n’est rien d’autre qu’un ensemble de caractéristiques récurrentes, invariables et tenaces, transmises involontairement de génération en génération, et qui dépasse les frontières des classes. Une carte qui articule le « nous », dans le temps et dans l’espace.

Ces caractéristiques éclosent doucement, en silence. Puis elles s’épanouissent et se manifestent à travers des actions singulières et autonomes. Au fond, ce qui les caractérise, c’est moins leur singularité que leur autonomie.
L’identité ne demande pas la permission, car elle n’est pas volontaire, mais plutôt inévitable. Je suis, mais sans m’en rendre compte. Le « un » est universel.

Pour être, il faut se différencier. On est ce que l’autre n’est pas. Si les individus de certaines cultures primitives se contentaient de se dénommer « êtres humains », c’est très probablement parce qu’il leur suffisait de se savoir différents de la nature qui les entourait. Ils représentaient « une » culture, seulement une parmi d’autres, mais ils l’ignoraient. Ils étaient ainsi l’humanité. L’autre était la nature. Comme dans le jardin d’Eden. C’était rudimentaire. À l’origine, pour se rendre compte de notre singularité, il nous suffisait de nous comparer aux animaux. Mais pour être une nation, il faut d’autres nations. Pour que l’identité collective devienne une prise de conscience, nous avons besoin des autres. Fondamentalement, il nous faut nous opposer aux autres. Sans rival, nous ne sommes rien. C’est notre cas.

Les remous de la conscience

Les gestes spontanés de souveraineté qui nous définissent sont tôt ou tard récusés et remis en question par les autres : la paix est un oiseau d’un autre monde. Avec la contestation de cette légitimité, l’identité émerge et devient prise de conscience. Elle appelle des exigences, un programme d’action, une quête. La création d’un hymne national. « D’élève alors à la face du monde une nouvelle nation glorieuse. » Pour cela, il fallait d’abord « terrasser le lion ».

Celui qui écrase ou envahit le fait souvent au nom de quelque chose d’universel. Celui qui est envahi, à l’inverse, exige la reconnaissance de son individualité. Le nationalisme est essentiellement réactif, et il n’y a pas de mal à ça. C’est un mouvement naturel. Personne n’existe hors de l’opposition à un autre. Les pacifistes sont des gens sympathiques qui manquent de culture historique.

Les colonies, les anciennes colonies et les néo-colonies sont des laboratoires où se retissent en permanence les identités. Aucun pouvoir impérialiste ne s’interroge sur la sienne, trop occupé qu’il est par son travail de domination. Le dominateur doit toujours être un peu stupide, son pouvoir l’handicape. Confirmé dans son hégémonie, le puissant ne doute même pas. À vrai dire, il ne réfléchit pas, il se contente d’agir. Le dominé, en revanche, ne fait que douter. Il questionne son identité, car elle est menacée, et le bouleversement de ses certitudes n’est qu’une conséquence parmi d’autres.

Si la question se pose, c’est que quelque chose s’est effondré, une continuité, une unité, un tout. S’interroger sur son identité, c’est comme se baisser pour ramasser les tessons épars d’un discours fracturé. Et ce faisant, la conscience vacille et hésite. Elle échoue.

Elle recompose les morceaux dans le désordre. À croire qu’elle a été conçue pour se tromper. Dans sa précipitation, elle n’offre qu’une caricature de sa propre identité et la trahit tôt ou tard. Mais l’identité, retranchée hermétiquement dans l’ineffable, immunisée contre toute forme de dépréciation, persévère, coule comme une rivière souterraine et ressurgit dans d’involontaires actions réflexes. Les gestes, les paroles, derniers bastions de la nationalité.

Le puzzle

Collage, accumulation arbitraire de fragments décousus, d’origine et de sens inconnus, imposés comme naturels par la simple force de la répétition, catalogue chaotique assemblé selon le principe du hasard, l’identité n’est pas un discours articulé, mais plutôt une simple énumération, une liste et non un paragraphe. « La vidriera irrespetuosa de los cambalaches« 1.

Célèbre allégorie de scandale moral, elle devrait être relue de temps en temps comme une rigoureuse métaphore surréaliste de l’identité. C’est moins une catastrophe qu’une véritable image du chaos insurmontable de notre condition historique.

L’odeur du rôti flottant sur le repas kasher lui donne un certain goût de milonga (sorte de tango). La papille gustative, désorientée, permet à l’oreille d’entendre, de façon unique, la voix des sans voix. Et le but acclamé de Maradona devient la musique de fond des chutes d’Iguazú. Par-delà ce cambalache, on entend la répétition automatique, comme un répondeur téléphonique, de la mise en garde fatale de notre père fondateur : « Tu seras ce que tu dois être, sinon tu ne seras rien. »

1 Note de l’auteur : Vers du tango « Cambalache » (bric-à-brac, brocante), de Enrique Santos Discépolo, censuré sous les dictatures militaires. Les paroles dénoncent la corruption et l’impunité des années 1930 et restent étonnamment d’actualité.

Written by vint4ge

jeudi, 18 février 2010 at 4:43

Batman et moi contre le chômage

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Pourquoi j’aime bien l’intérim ? Parce que parfois, on a besoin de faire rentrer un peu de sous dans les caisses sans pour autant s’embarrasser d’un vrai job. J’utilise le terme « embarrasser » parce que dans mon cas précis je vis d’économies et je n’ai pas le besoin ni l’envie d’avoir un emploi à temps complet en CDD ou CDI, toutefois je n’ai pas envie non plus de rester tranquillement au chômage comme certains et faire cracher la société pour ma fainéantise. L’intérim est alors pour moi la solution idéale. Je travaille de quelques semaines à quelques mois, dans des domaines variés qui ne sont pas toujours directement en lien avec mes diplômes, et ça me permet d’avoir des interactions sociales et de découvrir de nouveaux métiers tout en continuant à m’assumer financièrement. Cela me permet aussi d’ajouter des cordes à mon arc, en quelques sortes. Sans compter le fait que ce sont d’excellentes expériences humaines qui servent beaucoup ensuite à mieux comprendre les revendications de certains. Donc, pour les 3 semaines à venir je vais travailler épisodiquement sur un chantier en tant qu’assistant ardoisier, j’aurai ainsi accumuler un petit capital que je pourrai ensuite dépenser sans culpabilité dans ce que j’aurai envie. C’est ça mon système de fonctionnement actuel.
Pourquoi je n’aime pas le chômage (ou plutôt, ceux qui en profitent) ? Je me suis rendu compte en côtoyant des chômeurs lors de diverses formations que la plupart font TOUT pour rester au chômage, et profiter ainsi du système et des autres. Pendant que certains triment pour un salaire de misère, se lèvent à 6h du matin et rentrent crevés à 18h, eux restent au lit jusqu’à pas d’heure, font preuve de surconsommation (pour des jeux vidéo et autres conneries que les travailleurs ne peuvent même pas se permettre) et ne se soucient de rien étant donné que la communauté leur versera quand même leur argent en fin de mois. Je connais des types qui font ça depuis plus de 15 ans, et dernièrement j’ai juste eu envie de leur botter le cul en leur gueulant de s’assumer.
Je ne vois pas pourquoi une de nos voisines, mère de 2 enfants, célibataire, en proie à de grandes difficultés financières et qui habite dans un 2 pièces qu’elle paye 450€/mois, devrait se démerder pour survivre en faisant 2 jobs et des horaires inhumains pendant qu’un autre voisin de la rue à côté, diplômé d’une école d’arts, pourrait s’offrir le loisir de rester au chômage en occupant un logement social hyper spacieux pour seulement 150€/mois. Le parasite en question s’arrange pour rater tous les entretiens d’embauche auxquels il est convié, et il a donc ainsi la paix, payée par ses concitoyens, depuis 15 ans. Il a l’adsl, le dernier ordinateur à la pointe, BeTV avec tous les bouquets, une petite VW et des consoles PS3 et Xbox à revendre. Et il se vante d’avoir eu tout ça « grâce au chômage ». Honnêtement, moi, ce genre de personnes me donne juste envie de vomir.

L’image de Batman a été générée par Batman Comic Generator.

Written by vint4ge

lundi, 8 février 2010 at 11:19