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Archive for the ‘sport’ Category

La mort des skate parks

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Goodbye old friend

Comme mon coeur m’a fait mal. Un temps de midi de la semaine dernière j’avais emporté mon sandwich pour une virée. Au skate park où on passait anciennement le plus clair de notre temps. Quand j’ai vu que la moitié de celui-ci avait été rasée pour en faire un mini terrain de basket. Comme mon coeur m’a fait mal.

Je n’ai jamais pratiqué de sport de façon très assidue. Je me suis essayé au foot, au tennis, au VTT, à la course à pieds, à l’escalade, au hockey et à bien d’autres disciplines encore au cours de mes jeunes années et durant mon adolescence mais rien ne retenait vraiment mon attention et je préférais toujours en revenir à mes BD, ma console, mes cabanes dans les arbres ou les petites voisines. Puis j’ai découvert le roller, et ensuite le skate. Ma vie en a été transformée. J’y consacrais tout mon temps, on séchait parfois même les cours pour prendre le train et aller s’entraîner dans les skate parks indoor des grandes villes. Le skate park de la ville à côté où on traînait sans arrêt était devenu notre seconde maison. C’est là qu’on faisait nos fêtes, rencontrait des filles, on les embrassait derrière les rampes à l’abri des regards, on y a fumé nos premières clopes puis nos premiers joints aussi. On ne connaissait pas la peur, on jouait les caïds, on s’arrachait les genoux en tombant, on se cassait les poignets ou parfois même le coccyx en essayant de rejouer les figures des pros qu’on voyait sur MTV. On était toute une bande à laquelle de nouveaux venaient s’ajouter sans cesse, on se connaissait surtout par nos surnoms, parfois pas plus. On était cool, on était « à la mode », et plein de filles belles et populaires venaient tourner autour de nous les fins d’après-midi. La plupart restaient un peu à l’écart, dans le périmètre de sécurité on dira, là où il y avait quelques bancs, une bonne vue sur les rampes, mais d’où on ne risquait pas d’entendre lequel de nous elles préféraient. Puis y’a eu la petite période star, quand de grandes marques comme element envoyaient des photographes un peu partout pour repérer les plus doués, quand on nous payait en t-shirts et en shoes pour des photos spectaculaires, même si elles n’ont peut-être jamais été utilisées ensuite. On avait tout. C’était le bonheur.

Je ne sais pas pourquoi tout ça s’est étiolé petit à petit jusqu’à disparaître. Le départ à l’université ? L’arrivée d’Internet ?  Quoiqu’il en soit il y a eu de moins en moins de monde là-bas, les rollers ont été remisés à la cave dans un vieux sac à dos, le skate a terminé perdu au fond d’une armoire. Quelques mecs, les plus paumés d’entre nous qui ne savaient pas quoi faire une fois l’école finie, continuaient d’y traîner, surtout tard le soir, pour s’échanger des petits paquets, glisser sur la mauvaise pente. Je sais qu’un au moins est mort, et un autre a fini en taule. L’un des plus brillants a ouvert un skate shop qui marchait bien tout un temps puis il s’est reconverti en magasin de shoes, parce que les roulements et les grips ça voulait plus rien dire pour les nouveaux petits jeunes. On s’était battus pour obtenir ces endroits où pratiquer, où s’exprimer, et on les a eus. Mais nos suivants n’en avaient visiblement rien à branler alors du coup on démonte, on rase, et on fait des terrains de basket ou des plaines de jeux pour bébés. Putain que ça fait mal, quand même.

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Written by vint4ge

lundi, 30 mai 2011 at 10:49

Publié dans common life, sport

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Journée type d’un trentenaire sans emploi durant la Coupe du Monde

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Je pourrais traîner au lit jusqu’à des heures impossibles, vivre la nuit, me retrouver complètement décalé et penser que ça fait de moi quelqu’un d’un peu underground et cool. Mais tout ça c’est de la merde. (et quelqu’un le fait déjà)

Si pour l’instant je travaille épisodiquement en intérim et que je suis donc très souvent à la maison à faire ce que je veux, ça ne doit pas m’empêcher de garder un rythme de vie relativement sain et de me lever le matin à des heures raisonnables. Ne serait-ce que par solidarité avec ma chère et tendre Kate qui elle a le même job de salariée depuis 9 ans.

Alors voilà comment ça se passe :

7h50 – Debout et préparation du petit-déjeûner

8h30 – Douche

9h00 – Début de travail dans le grenier sur des projets de développement web que me soumettent des clients/potes, travail que je peux effectuer à domicile, ce qui est plutôt bien. Je travaille dans le grenier pour le calme et pour avoir une pièce bureau rien qu’à moi. En plus ça fait un peu laboratoire secret, ce qui me donne du coeur à l’ouvrage et m’offre une liberté totale (je peux travailler en caleçon quand le soleil tape trop fort sur le toit).

12h00 – Pause lunch

13h30 – Premier match de Coupe du Monde de la journée

16h00 – Deuxième match

18h00 – Kate rentre du boulot, on se promène, on fait l’amour ou je vais faire les courses pour le souper

20h30 – Dernier match de la journée, ou cinéma, ou lecture sur la terrasse, ou parties de jeux vidéo

Parfois je vais voir les matchs au pub, ou des potes viennent les voir à la maison, parfois aussi je rate le dernier match du soir parce que Kate veut faire autre chose et j’ai pas envie de la gaver de football mais, en gros, je dirais que c’est mon planning journalier, et il sera le même jusqu’à la finale du 11 juillet. Amen.

Written by vint4ge

lundi, 21 juin 2010 at 11:05

Nicolas Sarkozy plays U.S Football

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Hier j’ai rencontré Tommy-Tom, qui est en fait notre voisin de la rue adjacente, dans mon pub habituel. Nous ne nous étions jamais croisés depuis qu’il a emménagé il y a 8 mois, ce qui est bien dommage parce qu’il est en passe de devenir un de mes meilleurs potes et j’ai eu un petit sentiment triste au fond de moi quand je me suis dis « putain, on pourrait déjà être potes depuis 8 mois ». Tommy-Tom a passé une partie de son adolescence aux Etats-Unis à cause du job de son père et tout ce qu’il m’a raconté sur sa vie là-bas est plutôt dingue. En rhéto, comme interrogation de maths ils avaient des multiplications et divisions à faire et ils avaient droit … à la calculatrice ! No kidding, le niveau de certaines écoles là-bas est si lamentable qu’on se demande vraiment comment certains font pour entrer à l’université et réussir. Bref, comme le soir ils diffusaient à la tv le match de football américain entre les Packers de Green Bay et les Arizona Cardinals et que Kate avait sa séance de yoga, je me suis rendu chez Tommy-Tom avec des pizzas pour découvrir ce sport. Et, bordel, quel match sublime ! Le rugby français à côté c’est juste des tapettes qui se montent dessus et se tripotent le cul. Waow, j’ai adoré. Et comme l’a dit le commentateur, Aaron Rodgers, avec son casque (et quand il se rase) ressemble beaucoup à Nicolas Sarkozy ! (Ce sont les Arizona Cardinals qui ont gagné, grâce notamment aux magnifiques réceptions de Breaston)

Written by vint4ge

vendredi, 15 janvier 2010 at 9:46